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Sénèque : approche rapide
Lettre 1 à Lucilius, version exclusive Ternoise 2017
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de la division des êtres selon platon





Sénèque
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[6,58] LVIII. DE LA DIVISION DES ÊTRES, SELON PLATON.

Quelle pauvreté, quelle disette de mots est la nôtre! .jamais
je ne l'ai senti comme aujourd'hui. Comme nous parlions de
Platon, mille choses se sont présentées qui demandent des
noms et n'en ont point; puis d'autres qui en avaient et qui
les ont perdus, parce que nous nous en sommes dégoûtés. Ce
dégoût sied bien vraiment à l'indigence! L'oestron des Grecs, cet
insecte qui chasse et disperse les troupaux à travers les bois,
nos pères l'appelaient asilus. Ecoutez plutôt Virgile :
« Près des bois verdoyants du Silarus et de l'Alburnus couronné de chênes,
on voit, par essaims, un insecte ailé, que les Romains nomment asilus, et que
les Grecs ont appelé oestron : insecte malfaisant dant le bourdonnement criard
met en fuite les troupeaux épouvantés ---
».
Ai-je besoin d'ajouter que ce mot n'est plus employé? Pour
ne pas vous tenir trop longtemps, certains verbes étaient
usités au simple, comme cernere ferro inter se. C'est encore
Virgile qui vous le prouvera:
«Latinus lui-même est stupéfait de voir ces guerriers puissants, que virent naitre
des contrées si diverses, se rencontrer et combattre (cernere) le fer en main.
»
Maintenant nous disons decernere, et le verbe simple a cessé
d'être en usage. Les anciens disaient si jusso, pour si jussero.
Je ne vous demande pas de vous en rapporter à moi, mais
à mon fidèle Virgile:
«Que l'autre troupe porte ses armes où je lui commanderai (jusso). »
Mon but n'est pas ici de vous prouver combien j'ai perdu de
temps chez les grammairiens, mais de vous faire voir combien
de mots ont péri de vieillesse depuis Ennius et Attius, puisque,
dans un auteur que l'on feuillette tous les jours, il s'en trouve
qui sont hors d'usage.

Que signifie, dites-vous, ce préambule? quel en est l'objet?
- Je ne vous le cacherai pas; je voudrais, sans blesser vos
oreilles, me servir du mot essentia, et je l'emploierai, dussent-elles
s'en irriter. Ce mot a pour lui l'autorité de Cicéron, qui,
je crois, est décisive; et, s'il vous en faut une plus récente,
celle de Fabianus, écrivain facile, élégant et délicat que nos
dédains ne sauraient atteindre. Je vous en fais juge, mon cher
Lucilius : comment rendre en latin l'ousia des Grecs, cette
chose nécessaire qui embrasse toute la nature, et qui est le
fondement de tout ? Je vous en prie, permettez-moi d'employer
ce mot. D'ailleurs je ferai en sorte d'user sobrement de la
liberté que vous m'aurez accordée, et peut-être me contenterai-je
de l'avoir obtenue. Mais que me sert votre complaisance?
Voilà que je ne puis exprimer en latin la chose même
qui m'a conduit à chercher querelle à notre langue.

L'indigence des pauvres Romains vous révoltera davantage,
quand vous saurez que le mot que je ne puis traduire est un
monosyllabe. - Mais quel est-il? me demandez-vous - g-To g-ov.
Vous me trouvez la tête bien dure, puisque évidemment il
peut être traduit par quod est. Mais il s'en faut que ce soit la
même chose: j'emploie un verbe au lieu d'un nom; s'il le
faut néanmoins, j'emploierai quod est. Notre ami, homme de
grande érudition, me disait que Platon divise ce dont il s'agit
en six classes. Je vous les indiquerai toutes, mais après avoir
établi d'abord ce que c'est que le genre et l'espèce. Il s'agit ici
de ce genre primitif, d'où dérivent toutes les espèces, qui est
le point de départ de toutes divisions, qui renferme l'universalité
des choses. Or, on le trouvera en remontant la chaîne
des êtres, opération qui conduira à l'être primitif. L'homme est
une espèce, au dire d'Aristote ; le cheval, une espèce ; le chien,
une espèce : il faut donc rechercher quel est le lien commun
qui unit tous ces êtres, les rassemble, les domine. Quel est-il?
le genre animal. Ainsi tous ces êtres que je viens de citer,
l'homme, le cheval, le chien, procèdent d'un genre qui est l'animal.

Cependant il est des choses qui ont une âme, et ne sont
pas des animaux; car nous en attribuons une aux plantes et aux
arbres, desquels nous disons qu'ils vivent et qu'ils meurent. Les
êtres animés seront donc au-dessus des animaux, puisque cette
classe embrasse, outre les animaux, les végétaux. D'autres êtres
sont dépourvus d'âme comme les pierres; il y a donc quelque
chose d'antérieur aux êtres animés : le corps. Et lui aussi est
susceptible de division, attendu que tous lés corps sont animés
ou inanimés. Mais il est quelque chose de supérieur au corps,
puisque nous distinguons le corporel de l'incorporel. Quel
est donc le genre commun de ces deux espèces? Ce que nous
avons désigné tout à l'heure par l'expression assez impropre
de quod est. En effet, cet être se prête aux divisions suivantes:
Quod est est corporel ou incorporel. Donc ce genre est le genre
primitif, le plus ancien de tout l'univers; d'autres genres
existent, il est vrai, mais ils sont spéciaux. C'est ainsi que
l'homme est un genre, par ce qu'il comprend, en fait de nations,
diverses espèces, comme les Grecs, les Romains et les Parthes;
en fait de couleurs, des blancs, des noirs, des basanés; en fait
d'individus, un Caton, un Cicéron, un Lucrèce. D'ou il suit
qu'il est genre en tant que contenant des espèces, et espèce en
tant que contenue dans un genre. Mais le genre universel,
quod est, n'a rien au-dessus de lui; il est le principe des choses,
et tout procède de lui.

Les stoïciens ont voulu placer au-dessus de cet être un genre
encore supérieur dont je parlerai tout à l'heure, lorsque j'aurai
démontré que le genre dont je viens de m'occuper a droit à la
première place, comme embrassant tout en lui. Cet être, je le
divise en deux espèces, le corporel et l'incorporel. Il n'y a point
de milieu. Maintenant, comment diviser le corps? Je le divise
en êtres animés et inanimés. Et les êtres animés eux-mêmes?
Je dirai d'eux : Les uns ont un esprit, les autres une âme
seulement; ou bien : Quelques-uns sont capables de mouvement
spontané, marchent, se déplacent; d'autres, fixés au sol,
se nourrissent et croissent par leurs racines. Restent les animaux;
en combien d'espèces sont-ils divisibles? En êtres mortels
et immortels. Plusieurs stoïciens prétendent que le
premier genre est quiddam. Pourquoi? Je vais vous l'expliquer
Dans la nature, disent-ils, il y a des choses qui existent, d'autres
qui n'existent pas. Ainsi la nature comprend les choses qui
ne sont pas, et qui trouvent place dans notre esprit; par
exemple, les Centaures, les Géants, et tous les autres êtres
imaginaires, qui ont une certaine forme convenue, quoique
dépourvue de substance.

Maintenant je reviens à ce que je vous ai promis; savoir,
comment Platon a divisé tous les êtres en six classes. Ce quod
est
, d'abord, n'est saisissable ni à la vue, ni au toucher, ni à
aucun de nos sens; il est perceptible à la pensée seulement.
Tout ce qui existe d'une manière générale, comme l'homme
considéré sous ce rapport, n'est point sensible à la vue; mais,
individualisé, il le devient, comme Cicéron et Caton. L'animal
abstrait ne se voit pas, mais on le conçoit; tandis que les espèces
sont visibles, comme un cheval, un chien.

Au second rang des êtres, Platon place ce qui domine et surpasse tout.
C'est, dit-il, l'être par excellence : ainsi en est-il du mot poète; c'est le
nom de tous les faiseurs de vers : mais, chez les Grecs, il n'en
désigne plus qu'un seul; et, quand on parle du Poète, il n'est
personne qui n'entende qu'il s'agit d'Homère. Quel est donc cet
être? Dieu, c'est-à-dire de tous les êtres le plus grand et le plus puissant.

La troisième classe renferme les êtres ayant une existence à eux propre :
leur nombre est infini, et leur vue hors de la portée de nos regards.
- Mais quels sont-ils? me demandez-vous. - Une création due à Platon :
les idées, principe de tout ce que nous voyons, et type de toute chose.
Elles sont immortelles, immuables, inaltérables.

Maintenant apprenez ce que c'est que l'idée, ou plutôt comment Platon la
conçoit: L'idée est l'archétype éternel des oeuvres de la
nature
. A cette définition j'ajouterai un commentaire, afin
de vous rendre la chose plus sensible. Je veux faire votre portrait:
vous êtes mon modèle, celui dont mon esprit empruntera
la physionomie qu'il donnera à son ouvrage. Eh bien !
ce visage, qui me guide et m'inspire, que je cherche à imiter,
voilà l'idée. C'est ainsi que la nature a une infinité de modèles,
tant d'hommes que de poissons et d'arbres, d'après lesquels
sont formés tous les ouvrages qu'elle doit produire.

En quatrième lieu, vient l'eidos. J'insiste pour que vous fassiez
attention à ce qu'est cet eidos ; et prenez-vous-en à Platon, et
non à moi, si la matière vous embarrasse; car il n'est point
d'idée subtile qui ne soit embarrassante. Tout à l'heure je
mettais en scène un peintre : lorsqu'il voulait représenter Virgile
à l'aide de ses couleurs, il le regardait; le visage de
Virgile, modèle du futur tableau, en était l'idée; tandis que
la copie que l'artiste tire de ce visage et fait passer sur la toile,
c'est l'eidos. - Où est la différence? me demandez-vous. -
L'un est le modèle, l'autre la forme empruntée au modèle et
communiquée à l'ouvrage. L'artiste imite l'un, tandis qu'il fait
l'autre. Une statue a une forme; voilà l'eidos. Le modèle a aussi
une forme dont l'aspect a guidé le ciseau du statuaire; voilà
l'idée. Vous faut-il une autre distinction ? l'eidos est dans
l'ouvrage, l'idée hors de l'ouvrage, et non-seulement hors de
l'ouvrage, mais même antérieur à lui.

La cinquième classe comprend les êtres qui ont une existence commune.
Ici nous commençons à trouver place, car il s'agit des hommes, des
troupeaux, de tous les corps. La sixième classe est composée
des choses quasi-existantes, comme le vide, le temps.

Toutes les choses que nous voyons et que nous touchons,
Platon ne les range pas parmi les êtres qu'il regarde comme
doués d'une existence propre. Elles ont un cours en effet, et
sont dans un accroissement et dans un déchet continuel. Nul
n'est dans la vieillesse ce qu'il a été dans sa jeunesse; nul
n'est le matin ce qu'il était la veille. Nos corps sont emportés
à la manière des fleuves; tout ce que l'on voit passe avec le
temps, et rien de ce que nous voyons n'est stationnaire. Moi-
même, tandis que je dis que tout change, je suis déjà changé.
C'est en ce sens qu'Héraclite a dit: «On ne se baigne pas deux
fois dans le même fleuve!
» Le nom du fleuve lui reste; mais
l'eau s'est écoulée. Ce changement est plus sensible dans une
rivière que dans l'homme ; mais le courant qui nous entraîne
n'est pas moins rapide, et je ne puis concevoir notre folie, de
tant aimer une chose aussi fugitive que notre corps, et de
craindre le moment du trépas, lorsque chaque instant est la
mort de notre état précédent. Or, à quoi bon craindre d'éprouver
une fois ce que vous éprouvez chaque jour? Je n'ai
parlé que de l'homme, être muable, périssable et attaqué de
toutes parts: mais le monde lui-même, cet assemblage éternel
et indestructible, le monde change et ne reste jamais le même;
il possède toujours ce qu'il a possédé de tout temps; mais il le
possède d'une autre manière, dans un ordre nouveau.

A quoi bon toutes ces subtilités? me demanderez-vous. - A
rien, s'il faut vous le dire. Mais tout ainsi qu'un ciseleur détourne,
délasse et récrée, comme on a coutume de dire, ses yeux fatigués
par une longue attention; de même, il convient parfois
de donner du relàche à notre esprit, et de le récréer par
quelques amusements. Mais il faut que les amusements mêmes
soient une sorte de travail; car on peut, avec de l'attention, en
tirer un profit réel. C'est mon habitude, mon cher Lucilius:
quelque étrangers d'ailleurs qu'ils soient à la philosophie, je
cherche à tirer parti de mes délassements, et m'efforce de les
rendre utiles. - Mais que recueillerai-je du sujet que nous
avons traité tout à l'heure, et qui est si peu propre à réformer
nos moeurs? Comment les idées de Platon peuvent-elles me
rendre meilleur? En quoi m'aideront-elles à réprimer mes passions?
- C'en serait assez pour moi quand il n'y aurait que ce
principe, professé par Platon, que tous les objets qui flattent
nos sens, qui les excitent et les irritent, n'ont point d'existence
réelle. Ainsi ce sont des objets tout imaginaires qui n'ont de
corps que pour un instant; aucun d'eux n'est stable, aucun
n'est solide ; et cependant nous les recherchons, comme s'ils
devaient toujours durer, comme si nous devions toujours les
posséder. Êtres faibles et passagers, nous n'avons qu'un moment
de consistance; profitons-en pour élever notre esprit vers les
objets éternels! Admirons ces formes de toutes choses, qui
voltigent dans l'espace; et, au milieu d'elles, un dieu veillant
sans cesse à ce que ces objets, qu'il n'a pu douer de l'immortalité,
parce que leurs substances s'y opposaient, soient préservés
de la mort, et triomphant par sa raison sublime de leur
vice d'organisation. Car si l'univers subsiste, ce n'est pas qu'il
soit éternel, mais parce qu'il est préservé de la destruction par
les soins de celui qui le gouverne. Les choses immortelles
n'ont pas besoin de protection; quant aux autres, le créateur les
conserve par sa puissance, qui soutient la fragilité de leur matière.

Méprisons tous ces objets qui ont si peu de valeur,
que leur existence réelle est même contestable. Songeons aussi
que si le monde, non moins mortel que nous-mêmes, est préservé
des périls par la prévoyance d'un dieu, la nôtre peut,
jusqu'à un certain point, prolonger la durée de ce faible
corps, si nous savons maîtriser et réprimer les voluptés, ce poison destructeur.

Platon, par ses soins, atteignit un âge avancé. Il avait en partage un corps vigoureux
et robuste à tel point que son nom lui venait de la largeur de sa poitrine. Mais
les voyages sur mer et les périls avaient bien diminué cette
force. Cependant la tempérance, l'usage modéré des choses
qui excitent le plus nos appétits, un soin bien entendu de lui-même,
le conduisirent à la vieillesse, malgré tous les obstacles
contraires. Car vous savez, je pense, que Platon, grâce à son
régime, mourut à pareil jour de sa naissance, et atteignit juste
quatre-vingt-un ans. Aussi les Mages, qui se trouvaient de passage
à Athènes, lui offrirent-ils un sacrifice funèbre, regardant
comme une destinée surnaturelle d'avoir accompli le plus
parfait des nombres, le produit de neuf multiplié par neuf. Je
ne doute pas toutefois qu'il n'eût renoncé de bon coeur à quelques
jours de ce total, et partant aux honneurs du sacrifice.
Ainsi la frugalité peut conduire à la vieillesse, privilége qu'il
ne faut pas plus repousser que rechercher. Il y a du plaisir à
rester avec soi le plus possible, quand on a su se rendre digne
de jouir de soi-même.

Ce sujet nous conduit à rechercher si l'on doit fuir l'extrémité
de la vieillesse, et accélérer sa fin au lieu de l'attendre. Celui
qui attend lâchement la mort ne diffère guère de celui qui la
craint : il faut bien aimer le vin, pour vider entièrement l'amphore
et avaler jusqu'à la lie. Examinons cependant si les
derniers moments de notre existence en sont bien la lie, ou la
portion la plus limpide et la plus pure, particulièrement lorsque
l'âme a conservé sa vigueur, que des organes sains assistent
l'esprit, et que le corps n'est ni défaillant ni mort par
anticipation. Car il est important de savoir si c'est la vie ou la
mort qu'on prolonge. Mais si le corps est inhabile à ses fonctions,
pourquoi ne pas délivrer une âme qui souffre? Peut-être
même conviendrait-il de s'y prendre un peu d'avance,
de peur de ne plus être en état de le faire, lorsqu'on en éprouve
la nécessité ; et comme il y a plus d'inconvénients à vivre malheureux
qu'à mourir trop tôt, ce serait être fou que de regarder
à quelques jours pour se soustraire à un grand danger. Rien
de plus rare que d'arriver sans déchet à la mort par une longue
vieillesse; rien de plus commun qu'une existence inerte et sans
profit pour elle-même. Jugez, d'après cela, combien il est plus
cruel d'avoir perdu quelques années d'une vie qui n'en doit
pas moins finir. N'allez pas vous chagriner de ce que je dis,
Lucilius, comme d'une chose qui vous touche immédiatement;
pensez-y toutefois. Je ne renoncerai pas à la vieillesse, si elle
me laisse la jouissance entière de moi-même, c'est-à-dire de
la meilleure partie de mon être ; mais si elle vient à ébranler
mon âme et à en troubler les fonctions ; si, au lieu de la vie,
elle ne me laisse plus que le souffle, je déserterai un édifice
vermoulu et prêt à s'écrouler. Je ne fuirai pas devant la maladie,
pourvu qu'elle soit guérissable et ne donne point d'atteinte
à mon esprit; la douleur ne me fera pas attenter à mes jours
mourir ainsi, c'est avouer sa défaite. Cependant, si j'étais sûr
que la douleur ne dût pas finir, je m'en irais, non à cause
d'elle, mais parce qu'elle serait un obstacle à l'accomplissement
des devoirs pour lesquels je vis. Il y a de la faiblesse et
de la lâcheté à mourir parce qu'on souffre ; il y a de la folie à
vivre pour souffrir. Mais je deviens long, et d'ailleurs il y a
de quoi discourir toute une journée. L'habile homme pour
finir sa vie, que celui qui ne sait pas finir une lettre ! Adieu
donc; c'est un mot que vous lirez avec plus de plaisir que
d'éternels discours sur la mort.


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